L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme sur l’ampleur inédite de la grippe aviaire H5N1, qui décime des centaines de millions d’oiseaux et se propage de plus en plus aux mammifères.
Lors d’une réunion d’information tenue lundi 17 mars 2025 à Rome, la FAO a appelé à une réponse urgente face à cette épizootie aux répercussions économiques et sanitaires mondiales. « Cette crise menace la sécurité alimentaire, l’emploi rural et les économies locales », a averti le directeur général adjoint de l’agence, Godfrey Magwenzi.
L’impact est déjà tangible. Aux États-Unis, plus de 30 millions de volailles ont été abattues depuis janvier, et le prix des œufs a atteint des niveaux records. À l’échelle mondiale, la propagation du virus touche désormais 300 espèces d’oiseaux sauvages, menaçant la biodiversité.
Face à ce défi transfrontalier, la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) ont lancé une Stratégie mondiale décennale pour contenir la grippe aviaire. « Aucun pays ne peut affronter seul cette menace. Une action collective est impérative », a insisté la directrice générale adjointe de la FAO, Beth Bechdol,
L’agence onusienne mise sur une coopération renforcée entre gouvernements et secteur privé pour développer des vaccins et améliorer la surveillance épidémiologique. La Banque mondiale a également été sollicitée pour financer de nouveaux projets de prévention et de réponse rapide.
Source : AIP
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