L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre les conséquences catastrophiques de la suspension du financement américain destiné à la lutte contre les grandes pandémies.
Lors d’un point de presse à Genève, son directeur général, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a alerté lundi 17 mars 2025, sur un risque de recrudescence du sida, du paludisme, de la tuberculose et de la rougeole, menaçant des millions de vies.
« Nous pourrions assister à 15 millions de cas de paludisme supplémentaires et 107.000 décès cette année si les perturbations persistent », a-t-il averti, soulignant que les approvisionnements en traitements et en matériel de prévention sont déjà gravement affectés.
Le programme américain PEPFAR, qui finance la lutte contre le VIH dans plus de 50 pays, subit aussi les effets de cette suspension, mettant en péril l’accès aux traitements antirétroviraux. Huit pays risquent une rupture de stock dans les mois à venir, avec une menace de 10 millions de nouvelles infections et 3 millions de décès liés au sida à long terme.
L’OMS s’inquiète également d’un effondrement des infrastructures de santé dans des pays fragiles comme l’Afghanistan, où 80 % des établissements de soins soutenus par l’organisation pourraient fermer d’ici juin.
Tout en reconnaissant le rôle des États-Unis dans le financement de la santé mondiale, l’OMS appelle Washington à une transition plus ordonnée et exhorte les autres donateurs à intensifier leur soutien pour éviter une catastrophe sanitaire.
Source : AIP
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