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Littérature / “ LE PAYSAN QUI A TRAHI LA TERRE ” : L’œuvre de Ferdinand KADJANE

Je suis Ferdinand KADJANÉ ( KADJANÉ Tanoh Ferdinand à l’état civil), Inspecteur Principal d’Éducation en service au Lycée Moderne Jeunes Filles de Yopougon. Je suis marié et père de quatre enfants et Germaniste de formation académique.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ‘‘LE PAYSAN QUI A TRAHI LA TERRE’’ ?

Témoin contemporain de l’une des plus graves crises qui minent sournoisement le quotidien de nos zones rurales, les conflits fonciers sont aujourd’hui une menace pour la cohésion sociale. Le temps passe et rien de positif ne se profile à l’horizon. Quoi de plus normal, en tant que fils de paysan, que de tirer la sonnette d’alarme en attirant l’attention des uns et des autres. Surtout celle de nos autorités traditionnelles, modernes et politiques. Ayant grandi et vécu avec des amis d’origines diverses, je sais ce que c’est que le vivre-ensemble. Rien ne doit donc servir de prétexte pour mettre à mal la paix. Un autre point non moins important, lorsque l’amitié porte un manteau d’hypocrisie, un manteau factice cousu avec du fil de trahison, la mésentente et la discorde ne peuvent que s’inviter dans le débat. Le travail des enfants dans les plantations est touché du doigt. C’est l’une des batailles dans laquelle le gouvernement ivoirien s’est lancé. Qui en est responsable ? Est-ce le propriétaire ou le régisseur de la plantation ? Toujours est-il qu’il s’agit de combattre cette exploitation des enfants. Je voudrais, par le canal de cette œuvre romanesque, promouvoir les valeurs sociales, et les vertus qui doivent pouvoir faire des humains, que nous sommes, des êtres sociables.

Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Cette œuvre aurait pu avoir comme titre: Le paysan, La Terre nourricière, La Trahison…

En formant une phrase entière pour titre, j’avais pour objectif d’attirer l’attention des lecteurs en agençant ces expressions clés. On peut trahir un homme, une femme, un ami, un frère ; mais comment en arrive-t-on à trahir la Terre ? Il faut donc voyager à travers les lignes pour en avoir une idée beaucoup plus nette.

De quoi parle cette œuvre ?

N’fesso et Nafiassou, deux amis devenus frères par la noblesse de l’amitié en viennent à s’autodétruire pour un lopin de terre. À travers ces deux êtres, deux peuples s’affrontent. Pire, lorsque les autorités, censées conduire leurs peuples vers de verts pâturages, sont celles-là mêmes qui sèment la graine de la discorde au lieu de les administrer dans un esprit de concorde, et ce, pour des intérêts personnels.

Heureusement qu’il y a toujours des gens de bonne volonté, épris de dialogue, pour les ramener sur le chemin de la paix.

Pourquoi avez-vous décidé d’aborder un tel sujet ?

Fléau qui perdure dans le temps, les conflits fonciers sont toujours d’actualité et l’une des causes de la désintégration de la société rurale. J’en parle donc avec assez de conviction et de sérieux afin que les autorités politiques, traditionnelles se penchent sur les effets néfastes de ce problème et essaient de trouver une solution, car la cohésion sociale demeure, à n’en point douter, le maillon clé de la paix.

Quelle est la visée de cette œuvre ?

‘‘ Le Paysan qui a trahi la Terre ’’ a une visée essentiellement sociale et sociologique. Mais, qui parle de société fait un clin d’œil à la politique, car ce sont les autorités, qu’elles soient élues ou imposées par la tradition, qui imposent à leur tour leur vision. Et quand cette vision-là est pour le bien, le bonheur du peuple, rien d’autre ne peut se mettre sur le chemin menant au développement de la société.

Dans l’ordre chronologique, LE PAYSAN QUI A TRAHI LA TERRE occupe quel rang ? Et quelles sont vos autres œuvres ?

‘‘ Le Paysan qui a trahi la Terre ’’  est ma 6e œuvre. J’en suis à 7, aujourd’hui. Il faut ajouter que je suis également
co-auteur d’un recueil de poèmes (Le grain, le cœur et le mot), de Top chrono BEPC Allemand…

Que doit-on retenir de ‘‘LE PAYSAN QUI A TRAHI LA TERRE’’ en quelques mots ?

L’amitié vraie, le respect d’autrui, l’amour du prochain, le savoir vivre-ensemble, le respect de la tradition, l’amour du travail, le travail des enfants; voilà ce qu’il faut retenir de cette œuvre. Finalement, elle parle de toute une vie.

Envisagez-vous un prochain livre ? Si oui, sur quel sujet va-t-il porter et pourquoi ?

J’en ai déjà bouclé plusieurs (non encore parus) notamment Le prix de la trahison; Les risques du métier (santé / sécurité/ éducation…); Pour rien au monde (les mystères de l’Afrique traditionnelle et ancestrale); Graines de Sagesse (recueil de contes); Quand le futur se conjugue au passé; Qui sème le vent récolte la tempête et le tout dernier en date; La malédiction de l’or volé…

Avez-vous reçu des prix honorifiques ? Si oui, lesquels et en quelle année ?

Non, pas encore en tant qu’écrivain. Mais, j’espère vivement que cela viendra.

avez-vous d’autres activités ? Si oui, lesquelles ?

Inspecteur Principal d’Éducation en fonction au LMJF-YOP, je suis responsable de la vie scolaire qui est un pan importantissime dans la vie des élèves. L’entrepreneuriat est donc un point essentiel dans le processus d’apprentissage qui ne se limite pas seulement à l’école. En tant que Germaniste, je suis toujours en contact avec l’Institut Goethe, quand cela est nécessaire pour mener à bien certaines activités.

Votre mot de fin

Rien de particulier, si ce n’est d’attirer l’attention des adultes que nous sommes sur la nécessité d’emmener les plus petits à avoir le goût de la lecture. Le livre n’est certes pas de notre culture mais nous avons pour devoir de transformer cet acquis en un élément clé de notre culture à venir, car il y a un gros trésor qui s’y cache. Je résume tout ceci en ces maximes:

”La lecture est à l’esprit ce que l’oxygène est aux poumons.”, “La lecture est à l’esprit ce que les sels minéraux sont à la plante.”, “La lecture est à l’esprit ce que le sport est au corps.”, “La lecture est à l’esprit ce que l’amour est au couple.”

Je ne saurais clore ces propos sans dire Merci  à votre magazine JD Mag + Tv pour cette opportunité que vous offrez aux écrivains de pouvoir s’exprimer et donner plus de visibilité à leurs œuvres. Vous ne faites pas qu’éditer des livres, mais vous faites vivre le livre en lui donnant une âme. Merci et Dieu vous garde au chaud dans le creux de sa sainte main.

 

Source :  JD Mag + TV

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